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Biogaz et biométhane

Energie locale, renouvelable et neutre en carbone, le gaz vert est appelé à jouer un rôle déterminant dans l’évolution des modèles énergétiques des territoires. Pleinement engagé aux côtés des acteurs locaux, R-GDS agit concrètement pour le développement d’une filière biométhane dynamique et pérenne.

Le biogaz

Le biogaz est issu de la transformation de la biomasse (composée pour une large part de déchets agricoles) par des procédés de méthanisation (digestion par cultures bactériennes, en absence d’oxygène). Il peut être utilisé pour la production simultanée de chaleur et d’électricité à l’échelle locale, par le biais d’installations de cogénération.

En raison de sa concentration insuffisante en méthane (CH4, environ 60-65%) et de la présence de gaz indésirables (H2S, CO2, vapeur d’eau…), le biogaz brut ne peut être injecté dans le réseau de distribution de gaz naturel. Différents procédés permettent cependant de purifier ce biogaz pour obtenir un gaz vert de haute qualité, répondant aux spécifications des distributeurs de gaz naturel : le biométhane.

Le biométhane

Le biométhane est obtenu par purification du biogaz brut par divers moyens (filtres à membranes, procédés cryogéniques…), afin d’atteindre une concentration en méthane d’au moins 97%. Ce gaz présente une composition et des caractéristiques physico-chimiques similaires à celle du gaz naturel, avec lequel il peut être mélangé sans difficulté. L’injection du biométhane dans les réseaux de distribution de gaz naturel garantit sa valorisation au meilleur niveau d’efficacité énergétique.

Vous avez un projet ?

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.gaz-vert.fr ou contactez un chargé de projet biométhane.

Un questionnaire préalable à l’élaboration de l’étude détaillée de votre projet d’injection est à votre disposition ici.

Nous vous proposons également de consulter la procédure de gestion des réservations de capacités d’injection de biométhane sur les réseaux, ainsi que le tableau chronologique associé. Accéder à ces documents sur le site de la CRE

Consultez également notre contrat de raccordement (conditions générales et conditions particulières) ainsi que notre contrat d’injection (conditions générales et conditions particulières).

Panorama 2018 du gaz renouvelable

La qualité, la visibilité, la concertation et l’innovation sont des leviers essentiels pour atteindre les objectifs fixés par la France en termes de déploiement des énergies renouvelables. Au regard de ces enjeux et du fort potentiel de développement de la filière méthanisation, GRDF, GRTgaz, le SER, le SPEGNN et TIGF ont décidé de publier chaque année un état des lieux détaillé du développement des unités d’injection de gaz renouvelable dans les réseaux de gaz naturel, à l’échelle nationale et régionale. Ce panorama présente également les projets d’injection de biométhane enregistrés dans la file d’attente. Toutes ces données sont basées sur les sites enregistrés en France métropolitaine par les opérateurs de réseau au 31 décembre 2018. Consultez le panorama du gaz renouvelable 2018.

Hydrogène

L’hydrogène est un gaz à très haute densité énergétique et dont la combustion ne produit aucune pollution atmosphérique : une flamme de gaz hydrogène ne rejette rien d’autre que de la vapeur d’eau. De ce fait, l’hydrogène est aujourd’hui considéré comme le carburant du futur pour le secteur des transports de marchandises et de personnes, pour atteindre l’objectif d’une mobilité durable.

Cependant, contrairement aux hydrocarbures fossiles, il n’existe à ce jour et au stade actuel des technologies, que très peu de gisements naturels d’hydrogène exploitables. L’hydrogène constitue ainsi un vecteur énergétique et non une énergie primaire : il doit donc être produit à partir de procédés industriels connus et maîtrisés, tels le reformage du méthane ou l’électrolyse de l’eau.

Pour répondre aux enjeux de la transition énergique, l’objectif visé par de nombreux acteurs de la filière énergétique est de parvenir à produire de l’hydrogène « vert », c’est-à-dire produit exclusivement à partir de ressources renouvelables. C’est notamment le cas de l’hydrogène obtenu par électrolyse de l’eau, à la condition que l’électricité consommée soit elle-même renouvelable (éolien ou solaire principalement).

En parallèle à l’électrolyse, qui offre une solution intéressante pour le stockage des excédents ponctuels d’électricité renouvelable, d’autres technologies sont aujourd’hui en cours de développement, telle la thermolyse de biomasse. Un procédé de cette nature, co-développé par Haffner Energy et R-GDS, sera prochainement porté à l’échelle industrielle dans le cadre du projet R-HYNOCA à Strasbourg.

Les infrastructures de gaz naturel, un atout pour développer l’hydrogène

La loi énergie-climat fixe des objectifs ambitieux en matière de déploiement de l’hydrogène renouvelable et bas-carbone en France. Elle consacre également l’accès des producteurs d’hydrogène et plus globalement de gaz renouvelables aux réseaux de transport et de distribution, avec des implications également sur le stockage.
Dans ce contexte, les opérateurs d’infrastructures gazières GRTgaz, GRDF, Elengy, Storengy, Teréga, Régaz, R-GDS et les acteurs locaux fédérés au sein du SPEGNN, se sont mobilisés pour explorer les conditions techniques et économiques d’intégration de l’hydrogène dans les réseaux. Ils viennent de présenter les principales conclusions d’un rapport commun remis au Ministre de la Transition Écologique et Solidaire sur les conditions techniques et économiques d’intégration de l’hydrogène dans leurs infrastructures. L’analyse confirme le rôle des réseaux gaziers, des sites de stockage et des terminaux méthaniers dans le déploiement de l’hydrogène en France et l’atteinte de la neutralité carbone en 2050.